De Vézelay à Asquins, une échappée entre colline et vallée

À Vézelay, la silhouette de la basilique Sainte-Marie-Madeleine apparaît de loin, posée sur une colline qui domine les paysages du Morvan. Mais l’escapade ne se limite pas à la visite de l’édifice et des ruelles du bourg. En prenant le temps de descendre vers Asquins, puis de s’attarder dans la vallée de la Cure, on découvre un autre rythme : celui des chemins, des prés et des villages de pierre. Une journée suffit pour relier patrimoine, marche tranquille et cuisine bourguignonne, à condition de garder une place pour les pauses.
Commencez par le cœur de Vézelay, de préférence avant que les ruelles ne se remplissent. La basilique, dédiée à Marie-Madeleine, est liée aux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Sa nef conduit le regard vers le chœur, tandis que les chapiteaux sculptés invitent à ralentir. Prenez le temps d’observer aussi les maisons anciennes et les portes de caves, discrètes au pied des façades. Les horaires de visite peuvent varier selon la saison et les offices : mieux vaut les vérifier avant de partir. Une veste légère est utile, même lorsque le soleil chauffe la place, car l’intérieur reste frais.
En quittant le bourg, vous pouvez prolonger la matinée par une halte autour du vin de Vézelay. L’appellation produit principalement des blancs à base de chardonnay, travaillés sur un terroir de coteaux calcaires. Plusieurs domaines des environs accueillent les visiteurs sur rendez-vous ; un appel préalable permet de connaître les disponibilités et les conditions de dégustation. Si vous préférez garder la visite pour une autre fois, repérez simplement les bouteilles chez un caviste ou à la table du déjeuner. La cuisine bourguignonne varie avec les saisons : escargots, jambon persillé ou gougères peuvent figurer sur les menus, sans être présents partout ni toute l’année.
Depuis le parvis de la basilique, la descente vers Asquins ouvre progressivement le paysage sur les prés et la vallée. Selon le chemin choisi, vous empruntez des rues en pente, des petites routes ou des sentiers : des chaussures qui tiennent le pied sont préférables, surtout après la pluie. Avant de vous engager, demandez à l’office de tourisme un itinéraire piéton adapté à votre temps et aux conditions du jour. À Asquins, prenez le temps de regarder les maisons de pierre et l’église du village, puis rejoignez les abords de la Cure pour une pause au bord de l’eau. Le retour vers Vézelay demande de remonter la colline ; vous pouvez prévoir une boucle plus courte ou revenir par le même chemin, sans transformer la balade en course.

Pour le déjeuner, choisissez une table d’auberge à Vézelay ou dans les villages alentour, en réservant si vous venez le week-end. Les cartes mettent souvent à l’honneur les produits de Bourgogne, mais la composition des plats dépend des arrivages et de la saison. Un menu simple, accompagné d’un verre de vin blanc local, convient bien après la marche. Si vous emportez un pique-nique, pensez à le préparer avant de quitter le bourg : les possibilités de ravitaillement sont plus limitées sur les chemins. Gardez aussi un peu de temps pour vous asseoir, plutôt que de reprendre aussitôt la route.
Cette escapade se prête aux journées sans programme serré. Une visite attentive de la basilique, une descente vers Asquins et un repas de terroir composent déjà un itinéraire équilibré, que vous pouvez raccourcir selon votre forme. En revenant sur la colline, le regard porte de nouveau sur les toits et les reliefs alentour. C’est une façon concrète de comprendre le lien entre Vézelay, ses chemins de pèlerinage et les paysages qui l’entourent, en laissant à chaque étape le temps de trouver sa place.